Editorial: La rentrée académique 2007-2008.

Publié le par Le Précurseur

29– septembre 1977—29 septembre 2007.
 Cette rentrée académique 2007-2008 est la 30ème du Grand Séminaire Saint Jean-Baptiste. Durant ces 30 ans, la Cité du Précurseur a accueilli 1073 jeunes soit 994 Nationaux et 79 Étrangers. A sa création, la Cité du Précurseur était uniquement un Séminaire de Philosophie. En 1993-1994, Saint est devenu un Grand Séminaire complet abritant en son sein tous les étudiants de Philosophie et de Théologie. En 1997-1998, avec la création du Grand Séminaire Saint Pierre Saint Paul de Kossogê, il est devenu comme le Grand Séminaire Saint Pierre Claver de Koumi, consacré au cycle de théologie. C'est en 1998 que la Cité du Précurseur a connu les premiers prêtres formés en son sein; depuis, ils sont 221 prêtres a être formés pour le champ du Seigneur, soit  183 diocésains et 38 religieux. Nous rendons grâces au Maître de la moisson pour son amour et sa bonté pour l'Eglise-Famille de Dieu qui est au Burkina et au Niger.

C’est une grâce que d’avoir 30 ans. Dans une vie d’homme, c’est l’âge de la production et du rendement, c’est l’âge de l’engagement, de la prise de responsabilités dans la société. C’est à 30 ans que Jésus de Nazareth commence sa mission  en Galilée qui l’a conduit au sacrifice de la croix. Nous rendons grâces à Dieu pour le don de la vocation et pour la générosité des jeunes à répondre à son appel. Nous lui demandons de donner au Grand Séminaire de produire les fruits dignes de son âge pour sa gloire et pour le salut du monde.

Notre thème d’année nous recentre sur la Parole de Dieu, sur la justice et sur la paix: «Façonnés par la Parole de Dieu, oeuvrons pour la justice et la paix.» Les réflexions que le Précurseur vous propose dans ces pages sur la justice visent à vous engager comme artisan de la justice. Le Pape Jean XXIII a formulé les observations suivantes concernant la justice: «Certes, les mots de justice et d’exigence de la justice se trouvent sur toutes les lèvres, mais en des sens différents, souvent même contradictoires. Aussi, dans leurs appels à la justice et aux exigences de la justice, les hommes politiques non seulement ne s’entendent pas sur le sens des mots, mais y trouvent souvent l’occasion de violences controverses; pour défendre ses droits  et ses intérêts, on en vient à penser qu’il n’est d’autre moyen que le recours à la force; or, elle est la source des pires maux .» ( Message au Peuple de Dieu: La documentation catholique ( DC) 1986, p.46) l’Église ne se décourage cependant pas; elle parle de la justice dans son engagement social et elle est convaincue que la paix tant désirée par tous ne peut s’édifier sur l’injustice. Pour l’Église, le croyant doit d’abord contempler la «» en Dieu;  en Lui la justice est à la fois: Justice, Sainteté, Sagesse, Vérité et Miséricorde. Dans la Parole de Dieu écoutée et méditée, la justice de Dieu interpelle l’injustice humaine et la provoque à la conversion, à une authentique Justice. Pour le chrétien, œuvrer pour la justice, c’est d’abord vivre; c’est-à-dire adhérer à cette Justice, à cette Sainteté, à cette Sagesse, à cette Vérité et à cette Miséricorde divine, non seulement dans ses pensées mais aussi dans ses actions. Pour vivre la justice et œuvrer pour elle, il n’y a pas d’autres voies que d’imiter Dieu. «saints, car je suis saint, moi, le Seigneur, votre Dieu» ( Lv 19,2); telle est la motivation de la foi et le cœur de la spiritualité du peuple de l’ancienne Alliance que Jésus est venu accomplir: imiter Dieu.

C’est en nous laissant façonner par la Parole de Dieu que notre quotidien sera illuminé par elle; elle nous ouvrira au partage. Or tout vrai partage fait marcher sur la voie de la justice. «d’abord le Royaume et la Justice de Dieu.» ( Mt 6,33) Pour nous chrétiens, la «» atteint son accomplissement suprême dans l’amour, amour de Dieu et du prochain.

 

Abbé Pierre Claver MALGO

(Recteur)

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